Des bombes artisanales à Paris

Cinq personnes ont été interpelées dans l’enquête antiterroriste ouverte après la découverte samedi à Paris d’un engin explosif artisanal, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête. Selon une autre source proche de l’enquête, quatre suspects se trouvaient en garde à vue dans la soirée. Le parquet de Paris a ouvert une enquête antiterroriste après la découverte dans la nuit de vendredi à samedi de quatre bonbonnes de gaz et d’un dispositif de mise en feu, a-t-on appris lundi de sources proches de l’enquête. C’est un résident qui a donné l’alerte après avoir découvert, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4h30, deux des quatre bonbonnes dans le hall et à l’extérieur d’un immeuble, selon une source proche de l’enquête. Deux des bonbonnes se trouvaient à l’intérieur du hall et deux autres sur le trottoir. Des hydrocarbures avaient été dispersés autour des bonbonnes et un dispositif de mise à feu, confectionné avec un téléphone portable relié à des fils, a également été retrouvé sur place. Des analyses techniques doivent être réalisées sur cet engin explosif artisanal. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», «tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste» et «tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). La menace terroriste reste élevée en France, touchée depuis janvier 2015 par une série d’attentats djihadistes. Le dernier attentat en date s’est déroulé dimanche, lorsqu’un homme, aux cris d’«Allah Akbar», a poignardé deux cousines de 20 ans sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, dans le sud du pays, avant d’être abattu par une patrouille de militaires. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attaque.

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Favoriser les emprunts

Récemment, ma direction m’a expédié à Londres pour participer à un congrès économique, qui était cette fois consacré au problème de la fonction de consommation. Une intervention donnait notamment matière à réfléchir sur les biens de consommation durables. Parce que même si certains consommateurs empruntent de l’argent pour se payer des croisières, il faut reconnaître que ce genre de cas est peu fréquent. Dans les faits, il apparaît que la majorité des emprunts des consommateurs visent à régler l’achat de biens de consommation durables, et concernent des téléviseurs, de l’ameublement, ou encore des véhicules. Mais deux facteurs sont à prendre en compte pour évaluer les possibilités d’emprunt familiales. En premier lieu, l’on trouve le volume de crédit attribué. En effet, si les banques octroient des découverts plus élevés, ou encore si les commerçants concèdent des crédits plus généreux à leur clientèle, il en résulte automatiquement que plus de personnes dépenseront au delà de leur revenu réel. Un allongement de l’offre de crédit à la consommation porte donc en toute logique la fonction de consommation vers le haut. En tout état de cause, les consommateurs dépensent plus, peu importe le niveau du revenu utilisable. Ensuite, l’on trouve aussi le coût engendré par le crédit à la consommation. Car plus le taux d’intérêt est élevé, moins le montant que les consommateurs peuvent emprunter est fort, puisqu’ils doivent dans le même temps être capables de payer les intérêts et de couvrir le principal. Comme un intervenant le montrait très bien lors de ce congrès, la monnaie et les taux d’intérêt influent donc directement sur la demande de consommation, et ce par leurs effets sur la capacité du crédit de consommation et ses taux d’intérêt. Une élévation du fond monétaire étend les encaisses et permet à celui-ci d’accorder plus de crédits à témpérament sous forme de découverts. Et, en limitant le coût du crédit, l’affaissement des taux d’intérêt donne aux consommateurs la possibilité d’emprunter plus tout en restant aptes à s’acquitter des intérêts et à rembourser le principal. Au cours de ce congrès à Londres, cet intervenant a brillamment montré combien ces deux éléments étaient en fait à l’origine de la majorité des mouvements de la fonction de consommation. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce séminaire à Londres.

Le bon deal de la Ministre du Travail

Légal mais pas idéal. En plein débat sur la moralisation de la vie publique à l’Assemblée nationale et alors que le Sénat se penche sur la future réforme du code du travail dont elle a la charge, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a été pointée du doigt par plusieurs parlementaires pour une opération boursière réalisée avant son entrée au gouvernement. A en croire le quotidien communiste L’Humanité, qui titre ce jeudi 27 juillet “La ministre du Travail touche le pactole sur le dos des emplois”, Muriel Pénicaud aurait réalisé en 2013 une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options. Alors directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, elle aurait profité d’une remontée du cours de bourse de son entreprise consécutive à l’annonce d’un plan social de 900 personnes pour réaliser un bénéfice de 60%. Le 19 février 2013, Danone s’était effectivement administré une cure d’amaigrissement en se séparant de 900 cadres en Europe, dont 236 en France selon les syndicats. A l’époque, cette annonce avait été accueillie par une hausse du titre Danone de 5%. Selon la déclaration d’intérêt de la ministre, mise en ligne par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, Muriel Pénicaud a vu ses revenus annuels doubler entre 2013 et 2014, passant de 1,14 million à 2,388 millions d’euros. Si Muriel Pénicaud était parfaitement dans son droit en levant ses stock-options, la concomitance de cette jolie plus-value et d’un plan social dans un groupe bénéficiaire a été mal accueillie par les parlementaires de gauche, engagés contre la pratique dite des “licenciements boursiers”. L’opération boursière réalisée à une époque où Muriel Pénicaud officiait dans le privé n’a techniquement aucun lien avec les projets de loi en cours d’adoption à l’Assemblée. Cela n’a pas empêché certains députés et sénateurs de pointer du doigt une attitude révélatrice de la philosophie libérale imputée à l’exécutif. “Est-ce donc ça la moralisation de la vie publique?”, s’est indigné dès mercredi soir le député communiste Fabien Roussel.

Les données de 200Mio d’américains

Noms, prénoms, dates de naissance, adresses postales et mail, numéros de téléphone, affiliations politiques et origines ethniques autodéclarées : autant de données personnelles qu’accumulent les (très bavards) fichiers électoraux américains. Et dont les deux grands partis, et les entreprises spécialisées dans le big data ou le pilotage de campagne électorale, font leur miel. Or le 12 juin, Chris Vickery, chercheur pour l’entreprise de cybersécurité Upguard, a découvert qu’une telle base de données concernant 198 millions d’électeurs, soit près de 99% des inscrits, était librement accessible en ligne, sans identifiant ni mot de passe, dans un espace de stockage loué à Amazon… Aux informations issues des fichiers électoraux s’ajoutaient en outre des éléments «prospectifs» issus d’analyses de données : la religion supposée, mais aussi la probabilité d’avoir voté Obama en 2012, ou d’adhérer à la politique «America First» de Donald Trump. Derrière cette brèche, on trouve une entreprise qui vend du pilotage de publicités télévisées ciblées, Deep Root Analytics. Au moins deux autres sociétés spécialisées dans la collecte et l’analyse de données, TargetPoint Consulting et Data Trust, ont également participé à la constitution de ces fichiers, explique Upguard. Or toutes les trois comptent parmi leurs clients le Comité national républicain (RNC), et ont été au cœur de la campagne Trump. Deep Root Analytics a reconnu l’incident auprès du site d’information The Intercept, l’attribuant à un «changement effectué dans les protocoles d’accès aux fichiers» après le 1er juin. Elle indique avoir remédié à la faille le 14, après que Vickery a alerté les autorités fédérales. Le chercheur a par ailleurs constaté que l’espace de stockage hébergeait également 24 autres téraoctets de données, protégées par mot de passe. Comme le note Upguard, les fichiers laissés accessibles en ligne pendant plusieurs jours peuvent aussi bien être revendus qu’utilisés pour de l’usurpation d’identité. Au-delà de la défaillance de sécurité, ils posent aussi la question de l’utilisation des données personnelles à des fins de marketing électoral. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a alerté sur l’usage, de plus en plus répandu, des logiciels de pilotage de campagne, comme NationBuilder. Si le code électoral permet à tout candidat de «prendre communication et copie de la liste électorale» – qui contient noms, adresses, dates et lieux de naissance – à condition de ne pas en faire un usage commercial, la collecte massive et le traitement de données disponibles publiquement sur les réseaux sociaux sont, pour la Cnil, illégaux «en l’absence d’information des personnes».

J’ai conduit une Ferrari

Le week-end dernier, j’ai fait un stage de pilotage à Paris : j’ai pris le volant d’une Ferrari F430 et j’ai pu conduire cette petite merveille dans les meilleures conditions qui soient : sur un circuit de course où j’ai pu la pousser à plein régime. Un pur moment de bonheur. Je dois dire que ça m’a fait beaucoup de bien, de pouvoir conduire dans de telles conditions. J’adore conduire, et ce depuis que j’ai eu mon permis il y a tant d’années. Pourtant, au quotidien, je me rends compte que je ne prends plus tant de plaisir que ça sur la route. Entre la routine du trajet et toutes les limitations de vitesse, la conduite automobile est devenue carrément assommante, par moments. Et c’est d’ailleurs assez démoralisant, quand on y pense. Il n’y a encore pas si longtemps, la conduite sur route était en effet encore un immense plaisir. Je me souviens que quand j’étais gamin, les ceintures de sécurité à l’arrière n’existaient pas, et il y avait de manière générale bien plus de libertés sur la route qu’il n’y en a aujourd’hui. Je sais bien que nous sommes de plus en plus nombreux sur la route, ce qui limite forcément notre liberté de mouvement. Mais nous vivons dans une société de plus en plus protégée. Ça ne m’étonnerait d’ailleurs pas que dans quelques années, l’on nous force à mettre un casque en voiture. Et si cette idée vous fait rire, souvenez-vous bien de ce que je vous ai dit. Le problème de cette protection, c’est qu’elle est contre-productive, le plus souvent. On le voit bien avec les allergies qui ont explosé depuis qu’on javellise notre environnement. Tout excès est nuisible, et ce que les autorités font avec la route en est un parfait exemple. C’est simple : pour vous dire l’effet que me fait cette réglementation à outrance, quand je vois un radar, je me sens soudain punk ! Si vous aussi vous voulez retrouver les sensations de liberté que peut offrir la conduite, voilà le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage à Paris. Nous n’avons qu’une seule vie : profitons-en !

Croissance russe

La Commission européenne a revu à la hausse ses prévisions de croissance du PIB russe en 2017, sur fond de demande intérieure accrue et de renforcement de la monnaie nationale, le rouble. La Commission européenne table désormais sur une croissance de 1,2 % du PIB russe à l’issue de l’année en cours, lit-on dans un document publié sur le site officiel de la Commission. Parmi les facteurs qui favorisent la croissance en Russie, on cite la reprise de la demande intérieure en Russie et des activités économiques en général. Auparavant, la Commission estimait que la Russie afficherait une croissance de 0,8 % au terme de 2017. Le 10 mai, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a maintenu ses prévisions de hausse du PIB russe en 2017 à 1,2 %. Plus tôt dans le mois de mai, des experts de la Commission économique et sociale de l’Onu pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) ont indiqué tabler sur une croissance de l’économie russe de 1,1 % en 2017 et de 1,4 % en 2018. Cependant, la croissance réelle reste exposée à des risques géopolitiques, ont averti les analystes. Le 18 avril dernier, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), avait déclaré que la Russie était parvenue à sortir d’une « situation compliquée » et à renouer avec la croissance. Selon les prévisions du FMI, en 2017, l’économie russe devrait progresser de 1,4 %.

Un parfum

Je suis un adepte du Do it yourself. Dès que j’ai la possibilité de confectionner moi-même au lieu d’acheter tout fait, je tente le coup, même quand je suis une bille dans le domaine. Hier, j’ai fabriqué quelque chose que je n’aurais pas envisagé de faire : constituer un parfum unique au monde. Des ateliers de parfum permettent en effet de repartir avec son propre parfum. J’ai expérimenté cette activité inattendue à Grasse, et je dois dire qu’elle s’est avérée riche d’enseignements. La tache s’est avérée un peu plus compliquée que que prévu. Imaginez donc. Dès mon arrivée, on m’a mis devant un « orgue à parfums » : bureau composé d’étagères, où attendent plus de 120 bouteilles qui recèlent chacune une fragrance. Et il vous faut les sentir toutes pour fabriquer votre parfum ! Eh oui un parfum comprendde 50 à 100 essences, et a trois « notes ». Dans le cadre d’un atelier, bien sûr, on utilise moins d’essences, mais la réalisation d’un parfum reste un sacré casse-tête. Chacune des notes réclame beaucoup de travail’ : chacune d’elles ne doit pas prendre le pas sur les autres. La note de tête, c’est la première impression, celle qu’on identifie dès qu’on vaporise le parfum. Légère et éphémère, elle s’évapore environ 2 heures après l’application. La note de cœur, en second lieu, reste entre 2 à 10 heures. C’est d’une certaine manièreelle qui donne le thème du parfum (fruit, épice, épice…). Elle prépare la note de fond. La note de fond est quant à elle celle qui reste dans l’air après qu’on soit passé, celle qui laisse des traces sur un vêtement. Elle fixe le parfum. Elle peut rester plusieurs joursavoir été appliquée. Pour constituer son parfum, on invente pour commencer la note de fond, puis la note de cœur et enfin la note de tête. Et chaque odeur ajoutée doit être soigneusement notée sur papier pour conserver la trace de la recette. C’était une expérience passionnante à vivre. Même si on n’arrive pas le parfum que j’imaginais, mais je me suis laissé prendre au jeu. Quant à moi, j’attends que ma création soit prêt : il faut compter quelques jours avant de l’utiliser. Davantage d’information sur ce cet atelier de création de parfum.