Comment le péril jaune s’offre l’économie française

Des hôtels, des clubs de vacances, des usines de chimie, un aérogare, etc. La fureur acheteuse du Dragon n’a rien de désordonné. Elle concorde à une nécessité clair, influencée par une double accession en gamme. Celle de la consommation d’une classe moyenne toujours plus peuplée en recherche de qualité, et de marques, celle d’entreprises ambitionnant se détacher du rôle de facile producteur et d’“atelier de main d’oeuvre” pour produire des produits de haute technologie. Les moyens boursiers immenses au service de cette envie approuvés par la diplomatie chinoise expliquent la ascension en puissance des deals ces récents mois en Europe, plus notamment en France. Occasionnant craintes et fascination. Or ce changement devrait s’augmenter. il faut décider, au degré européen, des codes équitables. Depuis Mai 2016, Miltra achète près d’1 million de litres de lait quotidiennement en Bretagne à un coût 55 % inférieur à celui du marché chinois. Zhang Liang, son directeur, prévoit dès à présent une deuxième ligne de production, à Treffrin, en bordure de la plus grande unité de production de poudre de lait en France. Alors que que son concitoyen Aerlo, conglomérat gérée par la ville de HongKong, verse cent mio dans une unité de conception de lumières dans la Normandie. Les conquêtes fort ciblées dans les pays en cours de croissance, principalement le continent africain, et la production des ressources premières pointent à rassurer le ravitaillement de nation chinoise. Avec ces deals favorisant d’augmenter leur présence globale et de gagner des des brevets technologiques, les Chinois s’invitent dans les managements et peuvent influer sur la stratégie des sociétés mondiales. Egalement, les dirigeants chinois augmentent leur ascendant, leur image – bref leur “soft power”.

Espagne: la stratégie de réseau

Dans un monde où l’immatériel génère le plus de richesse, l’intelligence fait la différence entre les acteurs. Or celle-ci n’est pas donnée mais construite en fonction des objectifs et des stratégies poursuivies par des acteurs, de leur créativité et de leur aptitude à identifier et exploiter des données, des informations et des observations permanentes. Ainsi s’élabore et se nourrit un véritable patrimoine informationel entendu comme le résultat croisé de processus de traitement et d’un état d’esprit qu’il convient de convertir en capacité effective. Le défi central n’est pas tant d’accumuler de l’information mais d’en orienter la genèse et de l’enrichir à partir de la perspective des fins poursuivies par un acteur économique dans le temps et dans l’espace1. La modèle A.C.E. s’articule sur une nouvelle forme de combinaison des principes stratégiques de la liberté d’action et de l’économie des moyens dans le cadre de stratégies réseaux. Si la construction du patrimoine informationel en temps que processus dépend fortement d’un état d’esprit particulier fait d’ouverture, de curiosité, de volonté et de courage, comment intégrer cette notion au sein d’une démarche intégrée d’intelligence économique ? L’observation d’un réseau régional de P.M.E. dans le secteur du B.T.P.2 a permis de développer les éléments d’une méthodologie pour une stratégie réseau3 : le modèle A.C.E.4. Pour le comprendre, il est utile de rappeler brièvement l’étude de cas situé à son origine. Sous le nom de code du réseau impliqué, Thésée, douze entreprises actives sur le même secteur économique, le B.T.P., mais chacune ayant des compétences spécifiques et complémentaires, décidèrent de mutualiser leurs efforts en vue de traiter du signal faible annonciateur, ou non, d’opportunités de marchés. En réduisant le temps nécessaire dévolu au processus bruit – signal – donnée – information – capacité – opérationalité, les entreprises de ce réseau sont à même d’anticiper en se procurant un plus de liberté d’action fondée sur l’excellence de l’application de l’économie des moyens5. Cette étude de cas a débouché sur une tentative de modélisation de la logique sous-jacente à ce processus de traitement de signaux faibles. Les trois temps du modèle A.C.E. correspondent à la création d’une Aire de connivence sur la base de la définition et du partage d’un intérêt commun, au développement de Cercles vertueux d’échanges d’information sur la base de relations de confiance et à l’Expansion des réseaux de vigilance et à leur montée en puissance par un effet de synergie et d’expansion réticulaire. Source: séminaire Espagne.

La grandeur de Felix Guattari

Le fait que Félix Guattari soit l’auteur de six pièces déplace le centre de gravité de notre recherche. Cette production théâtrale résonne-t-elle avec la philosophie de Gilles Deleuze et leur philosophie écrite en commun ? Ou, au contraire, n’apparaît-elle pas dans une discontinuité avec la théorie ? Il aurait été idéal que le théâtre de Félix Guattari se présente comme le versant pratique des idées développées dans les livres écrits en commun, idéal que Félix Guattari se pose comme « le Wagner de Deleuze » : de cette façon, nous aurions pu examiner le parfait glissement entre le discours philosophique et l’écriture dramatique. Mais en réalité, cette écriture dramatique ne s’inscrit pas dans une complète continuité. Si nous trouvons toutefois des points significatifs de correspondance avec l’oeuvre écrite à quatre mains, il s’avère que ce théâtre est à l’image du seul Guattari ; un jardin privé dans lequel il continue de cultiver des problématiques contestées dans L’Anti-OEdipe et dans Mille plateaux : on y constate, par exemple, une forte résurgence d’un fond référentiel lié aux théories de Ferdinand de Saussure et de Jacques Lacan. Mais si la pensée du théâtre de Deleuze et l’écriture théâtrale de Guattari ne sont pas aussi connectées qu’on le voudrait, pourquoi les avoir réunies dans cette thèse ? D’abord parce que la relation entre les deux philosophes est assez singulière, du fait de leur écriture à quatre mains, pour s’intéresser aux circulations d’idées qui s’opèrent entre eux. Une circulation qui s’effectue, de plus, entre deux types de discours différents : le discours philosophique et l’écriture dramatique. L’intérêt est d’analyser de quelle manière un homme de pensée, à partir du moment où il se confronte à l’écriture dramatique, joue avec son bagage théorique : s’il se dirige, selon une continuité logique, vers l’écriture d’un théâtre à thèse, d’un théâtre philosophique, ou s’il prend le contre-pied de cet horizon d’attente et livre un théâtre comique, potache, dada. Si l’on ne peut cacher que le théâtre de Félix Guattari ne relève pas d’une grande qualité littéraire, ce théâtre s’inscrit dans l’esprit d’une philosophie créative, « pop », qui s’arroge le droit de sortir de son langage et de ses formes attendues. Ces pièces de théâtre lancent des pistes, suggèrent des orientations sans même les déchiffrer et invitent à se laisser parcourir sans chercher à vouloir se faire véritablement comprendre.

Quand on aime Berlioz

Berlioz a mis en tête de la partition une préface dont quelques lignes nous intéressent spécialement. La raison qu’il donne de ce qu’il a employé les parties vocales dès le début, c’est, dit-il, «afin de préparer l’esprit de l’auditeur aux scènes dramatiques dont les sentiments et les passions doivent être exprimés par l’orchestre». Plus loin, il explique pourquoi, dans les scènes du jardin et du cimetière, le dialogue des deux amants, les a parte de Juliette et les élans passionnés de Roméo ne sont pas chantés; pourquoi, enfin, les duos d’amour et de désespoir sont confiés à l’orchestre; «les raisons, dit-il, en sont nombreuses et faciles à saisir». Il en donne trois; la première, c’est qu’il a écrit une symphonie et non pas un opéra; la seconde, c’est que les scènes d’amour ayant été traitées mille fois par les grands maîtres de la musique vocale, il 84 était prudent, autant que curieux, de tenter un autre mode d’expression. Enfin, troisième et principale raison: «La sublimité de cet amour en rendait la peinture si dangereuse pour le musicien, qu’il a dû donner à sa fantaisie une latitude que le sens positif des paroles chantées ne lui eût pas laissée, et recourir à la langue instrumentale, langue plus riche, plus variée, moins arrêtée, et par son vague même, incomparablement plus puissante en pareil cas.» C’est dire clairement que l’orchestre peut rendre, beaucoup mieux que la musique vocale, la sublimité de l’amour de Roméo et de Juliette. Voilà précisément le point litigieux sur lequel Berlioz s’est fait illusion toute sa vie; R. Wagner est de mon avis, autrement il n’aurait pas mis tous ses efforts à réformer la musique théâtrale et à la porter à sa plus haute et plus noble puissance. On est libre de croire qu’il n’y a pas réussi; ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. En tout cas, la peinture symphonique de l’amour de 85 Roméo et de Juliette, si connue qu’elle soit, n’a pas dû gagner à la thèse de Berlioz beaucoup de prosélytes. J’ajouterai quelques observations sur certaines parties de la symphonie. Dans la première partie, le tumulte et le combat des deux groupes ennemis sont rendus par un motif agité qui est développé dans un travail fugué; le prince calme la dispute par un récitatif de trombones et d’ophicléide. Une représentation mimique serait un commentaire nécessaire à la musique; l’auditeur doit y suppléer par son imagination, ainsi qu’il en est averti par le titre du morceau. La scène de Roméo, seul dans le jardin de Capulet, est expressive pour la plus grande partie, parce que Berlioz avait à traduire des sentiments et non pas à raconter une histoire. Mais quand ensuite la mélodie de Roméo est répétée fortissimo par les trombones, pendant le bal, on n’y doit voir qu’un artifice de contrepoint, et non pas Roméo hurlant à pleine gorge son amour auquel il 86 avait d’abord donné, pour organe discret, le hautbois.

Le bruit: l’enjeu de santé des aéroports

Réduire le bruit des avions est en enjeu de santé publique, notamment à proximité des aéroports. Selon l’emplacement de la station et le type de trafic aéronautique à observer, cette sélection est parfois insuffisante ou impossible à réaliser. Elle doit être alors couplée à d’autres procédés qui seront détaillés dans le paragraphe concernant le choix du site. La possibilité d’une reconstruction audible en temps différé de l’événement enregistré peut s’avérer intéressante particulièrement en site urbain afin de diminuer les confusions des sources de bruit. Nécessitant une importante place mémoire, cette option pourrait être limitée aux événements sonores les plus bruyants. L’unité de transmission des données assure le transfert des données de mesures brutes (ou calculées) à un système de traitement central. La périodicité des transferts automatiques devra être précisée (selon que l’on désire une visualisation rapide ou se contenter d’un différé de 24 heures, avec dans ce cas un transfert toutes les 24 heures la nuit lorsque le trafic est faible ou nul). La durée minimale et la fiabilité sont les deux critères prépondérants qui déterminent le choix d’un mode de transmission des données. Le transfert manuel ou automatique s’effectuant par modem supportant le protocole RNIS (Numeris) est conseillé pour des raisons de rapidité de transfert. En effet, les temps de transfert avec un système utilisant le réseau téléphonique commuté (RTC) peuvent s’avérer trop importants suivant la dimension des fichiers de résultats à transférer. Nécessitant l’installation d’une ligne téléphonique, ce mode de transfert peut ne pas convenir lors de l’utilisation de balises mobiles. Un mode de transmission par le réseau GSM (voie hertzienne) est alors, dans ce cas, envisageable malgré une augmentation du temps de transfert. L’unité de transmission sera disposée à proximité du mât support du microphone dans un boîtier de conditionnement étanche, ventilé, chauffé et sécurisé. Elle comportera également une batterie servant à l’alimentation des différents éléments en cas de coupure électrique. Le choix de la meilleure source radar disponible doit se faire en tenant compte d’une part de la nécessité de disposer d’une source suffisamment précise pour réaliser une trajectographie de bonne qualité, d’autre part de la nécessité de disposer d’une source permettant d’accéder aux informations type d’avion et indicatif de vol. Le tableau ci-dessous indique pour chaque source radar la richesse du déport et la précision du positionnement. Source: Fouga Magister.

Barons Noirs ou le PS à la télé

Kad Merad en personnalité politique? Un choix audacieux pour Canal+ mais qui porte ses fruits tant la série Baron noir a été saluée, autant par les critiques que par les têtes d’affiche du Parti socialiste. À l’occasion des derniers épisodes de la première saison, diffusés ce lundi soir sur la chaîne cryptée, Eric Benzekri est revenu sur la perception de cette fiction: oui, la série s’inspire des dessous du Parti socialiste et oui les dirigeants du PS l’ont vu et ont globalement adoré, comme l’a d’ailleurs repéré le Lab politique d’Europe 1. Si beaucoup ont reconnu Julien Dray dans le personnage de Philippe Rickwaert, le coscénariste, lui-même ancien militant du PS notamment aux côtés de Dray, dément… partiellement. «Non, ce n’est pas Julien Dray. Je ne me serais pas permis. Je ne vois pas pourquoi on ferait une fiction sur un homme politique sans l’assumer. Ce n’est pas Julien Dray, par contre le point commun avec Julien Dray, c’est que c’est un homme qui est arrivé à la politique autrement que par les grandes écoles. Et donc Rickwaert est un condensé d’une génération politique au parti socialiste: Jean-Luc Mélenchon, Julien Dray, Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis viennent de ce qu’on appelle en politique, l’école de la rue. C’est-à-dire ceux qui sont issus d’une école militante» a précisé le coscénariste au micro d‘Europe 1. Enfin, eu egard le succès de cette première saison, y en aura-t-il une suite? Oui! Et l’équipe planche déjà sur l’écriture de la deuxième saison qui pourrait traiter des présidentielles en filigrane. D’ailleurs, le tournage de la saison 2 aura lieu pendant les prochaines élections…