Favoriser les emprunts

Récemment, ma direction m’a expédié à Londres pour participer à un congrès économique, qui était cette fois consacré au problème de la fonction de consommation. Une intervention donnait notamment matière à réfléchir sur les biens de consommation durables. Parce que même si certains consommateurs empruntent de l’argent pour se payer des croisières, il faut reconnaître que ce genre de cas est peu fréquent. Dans les faits, il apparaît que la majorité des emprunts des consommateurs visent à régler l’achat de biens de consommation durables, et concernent des téléviseurs, de l’ameublement, ou encore des véhicules. Mais deux facteurs sont à prendre en compte pour évaluer les possibilités d’emprunt familiales. En premier lieu, l’on trouve le volume de crédit attribué. En effet, si les banques octroient des découverts plus élevés, ou encore si les commerçants concèdent des crédits plus généreux à leur clientèle, il en résulte automatiquement que plus de personnes dépenseront au delà de leur revenu réel. Un allongement de l’offre de crédit à la consommation porte donc en toute logique la fonction de consommation vers le haut. En tout état de cause, les consommateurs dépensent plus, peu importe le niveau du revenu utilisable. Ensuite, l’on trouve aussi le coût engendré par le crédit à la consommation. Car plus le taux d’intérêt est élevé, moins le montant que les consommateurs peuvent emprunter est fort, puisqu’ils doivent dans le même temps être capables de payer les intérêts et de couvrir le principal. Comme un intervenant le montrait très bien lors de ce congrès, la monnaie et les taux d’intérêt influent donc directement sur la demande de consommation, et ce par leurs effets sur la capacité du crédit de consommation et ses taux d’intérêt. Une élévation du fond monétaire étend les encaisses et permet à celui-ci d’accorder plus de crédits à témpérament sous forme de découverts. Et, en limitant le coût du crédit, l’affaissement des taux d’intérêt donne aux consommateurs la possibilité d’emprunter plus tout en restant aptes à s’acquitter des intérêts et à rembourser le principal. Au cours de ce congrès à Londres, cet intervenant a brillamment montré combien ces deux éléments étaient en fait à l’origine de la majorité des mouvements de la fonction de consommation. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce séminaire à Londres.

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