Lors de mon dernier séminaire à Barcelone, j’ai enfin pu visiter le Palau Güell. C’était la dernière oeuvre de Gaudi qui m’était encore inconnue. A la manière d’un enfant qui a finalement complété sa collection de Panini, je peux enfin dire que j’ai visité toutes les oeuvres du maître ! Le Palau Güell n’est pas le plus grand chef-d’œuvre d’Antoni Gaudi. C’est une oeuvre de jeunesse , qui s’élève à deux pas de la Rambla. Son principal mécène, le riche industriel Eusebi Güell i Bacigalupi, était désireux de construire une annexe de sa résidence sur la Rambla, et lui passa cette commande en 1886. Le résultat, typique de Gaudi, est un mélange insolite de différents styles. La visite commence avant même la visite guidée, dans le vestibule d’entrée : le travail en fer forgé des arcs d’entrée rappelle, par son tracé sinueux, les lignes d’un fouet de cocher (la fonction de ces vastes portails était de permettre aux coches d’entrer sans difficulté). Le sol en bois effet brique permettait d’amortir le bruit des sabots des chevaux. Les murs sont en brique nue (considérée à l’époque comme un matériau non noble). Gaudi fut très influencé par l’Anglais John Ruskin, qui préconisait une architecture représentant une synthèse de tous les arts, d’où l’usage étonnant qu’il fit du fer forgé et des carreaux de céramique dans son bâtiment. La visite démarre par la rampe inclinée qui donne accès aux écuries se trouvant derrière le vestibule d’entrée. Celles-ci sont également couvertes de briques et soutenues par des colonnes aux chapiteaux en forme de champignon. Pour accéder à l’étage noble, un escalier d’honneur donne toute sa dimension au palais. De là, on accède à trois antichambres ayant vue sur la rue et menant au salon principal. La famille Güell y recevait ses hôtes avant de les introduire plus avant dans la demeure. Les lampadaires en fer forgé sont remarquables. Dans la troisième petite pièce, le bois et le fer se mêlent au plafond. De splendides portes s’ouvrent sur le salon principal. Sa structure est assez surprenante. Le salon occupe trois étages et remplace les habituelles cours intérieures des palais barcelonais ; il est couronné d’une coupole percée de trous ronds qui forment des étoiles scintillantes. Quatre arcs elliptiques confèrent également un air de cathédrale à l’espace. Gaudi a dessiné pour son mécène, amateur de musique, un orgue installé dans la galerie supérieure. La famille donnait des réceptions dans ce salon. Puis, un couloir mène à la salle à manger, aux boiseries et au mobilier en noyer. À côté, une pièce dominée par une tribune fait face à plusieurs arcs elliptiques soutenus par des colonnes en serpentine. Depuis la terrasse de la salle à manger, on peut admirer la décoration en céramique du balcon semi-circulaire voisin. De la salle à manger, on accède aux terrasses du toit. Le toit est, comme toute l’oeuvre de Gaudi, insolite ; il est peuplé de cheminées aux chapeaux fantaisistes, pour la plupart habillés de débris de céramique colorée. Si vous vouler visiter le Palau Güell, sachez qu’il connaît une très grande affluence (raison pour laquelle je ne l’avais pas encore visité). Il vaut mieux y aller tôt pour acheter son billet et revenir plus tard le visiter tranquillement. Maintenant que j’ai fait le tour des oeuvres de Gaudi, je me demande ce que je vais bien pouvoir visiter lors de mon prochain séminaire à Barcelone. Il va me falloir trouver de nouvelles idées. Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’organisateur de notre séminaire à Barcelone. Ils ont très bien fait les choses.

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Quand Facebook te piste

Un rapport belge démontre que Facebook réussissait à pister les internautes européens, qu’ils soient membres du réseau social ou non. Ce qui pourrait s’avérer illégal au regard des règles européennes de protection de la vie privée. Sur Internet, Facebook sait tout des habitudes de ses utilisateurs mais est aussi capable d’en connaître un rayon sur ceux qui n’ont pas de compte ou ne veulent pas être pistés. C’est la conclusion d’un nouveau rapport belge qui a mis en lumière, mardi 31 mars, des pratiques que les auteurs de ce document de plus de soixante pages trouvent pour le moins douteuses et à la limite de la légalité européenne. Chargés par la Commission de la protection de la vie privée, l’équivalent belge de la Cnil, de s’intéresser de plus près à la manière dont Facebook traque les habitudes des internautes, plusieurs spécialistes belges se sont penchés sur l’utilisation des “cookies” par le roi des réseaux sociaux en Europe. Il s’agit de ces petits fichiers que les internautes téléchargent en visitant une page Internet et qui contiennent des données plus ou moins personnelles renvoyées vers les serveurs des propriétaires des sites consultés. C’est une mine d’informations pour les entreprises du Net qui cherchent à mieux connaître les habitudes en ligne des internautes pour cibler les publicités. Facebook carbure aux revenus publicitaires et, d’après les auteurs du rapport, est passé maître dans l’extension du domaine du “cookie”. Il y a ceux que tout le monde connaît déjà plus ou moins : le réseau social en utilise pour suivre les cyber-pérégrinations de ces utilisateurs sur des sites qui n’appartiennent pas à Facebook mais sont équipés, entre autres, du fameux bouton “Like” (présent sur plus de 13 millions de sites). Il n’est, d’ailleurs, pas nécessaire d’utiliser ce bouton pour que le “cookie” collecte les informations. Mais “nous nous sommes aussi intéressés aux ‘non-utilisateurs’ et avons constaté que, dans certains cas, ils étaient pistés aussi”, explique à FRANCE 24 Rob Heyman, co-auteur du rapport et membre du Centre de recherche sur les nouvelles technologies de l’Université libre de Bruxelles. Facebook veut, d’après le rapport, savoir ce qu’ils consultent en ligne. Pour les membres du réseau social qui ne sont pas connectés, il suffit de se rendre sur une page (fan, profil, blog officiel) de Facebook ou sur certains sites comme Myspace, MTV pour obtenir les cookies pisteurs.

Quand les rebelles contrôlent les frontières

Les rebelles en Syrie ont chassé, mercredi 1er avril, les forces du régime du dernier poste frontalier avec la Jordanie, prenant de facto le contrôle de la frontière entre les deux pays, selon une ONG. Dans une nouvelle victoire en une semaine face au régime sur le front sud, des groupes rebelles islamistes et modérés ont pris le passage frontalier de Nassib, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). “Il n’y a plus de présence gouvernementale syrienne à la frontière jordanienne”, a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Nassib était le seul poste frontalier avec la Jordanie resté sous contrôle loyaliste, après la capture d’un premier point de passage, Al-Jamarek, en octobre 2013. C’est par le poste Nassib, appelé Jaber du côté jordanien, que transitent les marchandises produites dans le secteur gouvernemental, à destination de la Jordanie puis du Golfe. La zone frontalière avec la Jordanie, située dans la province de Deraa – berceau de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011 – a été le théâtre de nombreuses batailles ces deux dernières années durant lesquelles les insurgés avaient pu s’emparer d’une grande partie de la frontière, à l’exception du passage de Nassib. Ailleurs, dans ce pays en guerre depuis plus de quatre ans, l’organisation jihadiste de l’État islamique (EI) a pénétré pour la première fois dans le sud de Damas, un fief du régime de Bachar al-Assad, en s’emparant d’une grande partie du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk. Dans un communiqué, l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a demandé “fermement à toutes les parties d’assurer la protection des civils à Yarmouk, de mettre fin aux combats, et de revenir à une situation permettant à ses équipes d’aider les habitants”.