Quand l’économie est passionante

Question : le Printemps arabe aurait-il pu avoir lieu s’il n’y avait eu internet ? On connaît le rôle qu’ont joué Facebook et Twitter dans l’affaire. Les bloggueurs et autres créatures d’internet s’en sont gargarisés jusqu’à en devenir aphones. Pourtant, aucun de ces géants du net n’a été élaboré dans ce but, par des créateurs généreux et désintéressées qui souhaitaient adoucir la vie de leurs semblables. Quand Zuckerberg a imaginé son fameux réseau social, il a surtout eu une idée intéressante et les mains libres pour la réaliser. Ce que les dirigeants expatriés du Moyen-Orient n’auraient absolument pas pu tolérer dans leur pays. Voilà l’idée de départ sur laquelle s’ouvrait le séminaire auquel j’ai assisté cette semaine : une série de conférences destinée à présenter l’intérêt de l’économie de marché libre. En effet, contrairement à ce qu’une poignée d’intellectuels voudraient nous faire croire, le libre marché offre aux citoyens un instrument incontestable de pouvoir. Et l’insistance avec laquelle certains dictateurs s’évertuent à diminuer les droits des citoyens confirme d’autant plus le rôle majeur du libre marché. La Chine par exemple, lorsqu’elle censure les réseaux sociaux et le web en général, montre clairement qu’un consommateur libre, et plus largement un individu libre, est regardé comme un danger pour les autorités. Déjà à son apparition, l’être humain était doté de certains besoins : aliments, toit… Ces besoins élémentaires étaient satisfaits grâce au libre marché, et chacun échangeait ce qu’il avait en excédent contre ce qui lui manquait. La demande bâtissait l’offre et la convergence des deux débouchait sur un marché. A la fin du XIXe siècle, la quantité de besoins de l’être humain s’est nettement accrue, et continue de s’accroître jour après jour. Du jean de marque au téléphone portable, de la tablette au dernier livre de Zemmour, chacun a une quantité ahurissante de besoins. Et pourtant, chacun doit pouvoir trouver quelqu’un dans le monde capable de combler son besoin. Tout cela, grâce au libre marché, qui permet à chaque être humain de chercher à améliorer sa situation, d’une façon ou d’une autre : en demandant ou en offrant. Voilà un séminaire plutôt rare, qui aura eu le mérite de me maintenir éveillé tout du long. Ce qui n’est pas le cas de tous les séminaires que j’effectue, croyez-moi ! Pour en savoir plus, allez sur le site de l’organisateur, un réel professionnel de l’organisation de séminaire et notamment éducatif.

L’éducation toujours mise à mal

Le label « REP » (réseau éducation prioritaire) permet d’avoir des ressources spécifiques: classes réduites, travail en petits groupes, pédagogies innovantes, indemnités spécifiques, scolarisation des enfants de moins de trois ans… Ces dernières semaines, enseignants et parents ont manifesté pour obtenir la « labellisation » de leurs établissements. Selon la ministre, cette mobilisation ne concernait pas les 200 établissements sortants, mais « une petite quinzaine ». Mercredi, les manifestations organisées à Paris et en province l’appel de la FSU, première fédération de l’éducation, ont réuni quelques dizaines à quelques centaines de manifestants. A Paris, environ 300 personnes, principalement des enseignants, mais aussi des collégiens, lycéens et parents se sont réunies devant les Invalides pour dénoncer le nouveau classement. Elles ont défilé vers le ministère, portant des pancartes proclamant « Touche pas à ma ZEP » ou « du blé pour les ZEP », certains en costume de père Noël. A Marseille, 500 lycéens, selon la police, se sont rassemblés près de l’inspection académique et ont défilé jusqu’à la préfecture encadrés par quelques professeurs. A Bordeaux, la manifestation a attiré une cinquantaine de parents et enseignants de la zone de Langon (sud-est de la Gironde).

La controverse Zemmour

À en croire les bien-pensants, il y a une nouvelle « bête immonde » en France, Dieudonné, comique antisioniste (et non antisémite, tout est dans la nuance) ne serait plus le seul porteur de haine et de valeurs qui rappellent les sombres heures de l’histoire, etc…. Le discours est connu, recyclé et même usé jusqu’à la corde, mais il fonctionne toujours sur une grande partie des masses. Le dernier rebondissement est la LICRA qui a demandé aux médias de ne plus offrir de tribune à Zemmour, tout en déposant une plainte pour incitation à la haine raciale. Suivant la LICRA: «La Licra est choquée par les déclarations de ce manipulateur de l’Histoire, qui instrumentalise des millions de tragédies individuelles pour tenir des propos d’une violence raciste inouïe» La LICRA explique également ceci: «Une nouvelle fois, Eric Zemmour, bon connaisseur des médias et des mécanismes de discours et de représentations, apporte sa contribution à un corpus de la haine, qui servira de référence aux extrémistes de tous bords, et qui motivera des passages à l’acte dont la France est depuis plusieurs mois trop familière». SOS-Racisme a également porté plainte pour deux propos tenus par Eric Zemmour au sujet des musulmans, selon lui, ils «vivent entre eux, dans les banlieues» et «les Français ont été obligés de les quitter». Il a également ajouté dans son propos que «cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile» Pourtant, ces deux organismes n’ont pas réagit aussi vivement, ni même aucun membre du gouvernement lorsque le président du CRIF Roger Cukierman a versé dans l’islamophobie primaire avec ses récents propos: « Si l’Etat ne fait pas de cette cause nationale une ardente obligation, les juifs partiront en masse et la France tombera entre les mains soit de la charia, soit du Front National », je laisse les musulmans apprécier la profondeur de la déclaration. À se demander en France s’il ne faut pas tomber au niveau de Jean-Luc Mélanchon pour pouvoir avoir le droit de parole. Deux propos justifient la précédente remarque: « Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus… c’est au-delà de mes forces« et l’inévitable comparaison après l’un de ses discours en Normandie « La France des campagnes était extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes« . Mais il est vrai que nous sommes dans un pays où les tabous prennent de plus en plus d’ampleur, au nom de la bien-pensance. Il sera bientôt interdit de dire qu’un jouet est pour les garçons, ou qu’un bébé est né garçon, puisque c’est à lui de choisir de quel sexe il veut être. Idem pour la géopolitique puisque à la télévision, nous n’entendons jamais parler du traité transatlantique, ni de certaines réalités quand aux États-Unis qui non seulement décident de tout, mais également mentent sur à peu prêt tous les sujets, font de l’ingérence à la pelle, espionnent plus la planète que la Chine ne le fait avec ses citoyens, et j’en passe. Et surtout, un gros tabou, parler d’immigration qui ne serait qu’une richesse pour notre pays. Jamais aucune critique pour l’inexistence de la liberté religieuse ou d’opinion au Qatar comme aux Emirats Arabes Unis qui tous deux arrosent allègrement la France de leurs billets, le Qatar allant-même jusqu’à financer l’Islam de France soit-disant représentant de TOUS LES MUSULMANS mais ne pouvant pas réellement le faire, puisque le concept en lui-même est impossible. Non critiqué non plus, Ulcan, représentant d’Israël, la haine et la grande vulgarité en plus, qui n’est pas non plus trop dénoncé dans les médias, mais lui non plus… Zemmour coupable d’incitation à la haine raciale et de racisme alors? Mais le racisme serait sûrement moins présent dans nos médias si les politiques ne poussaient pas dans ce sens. À force de lois, de décrets, de discours, et de protectionnisme pour certaines origines ou communautés, à force de rappeler qu’elles sont discriminées, victimes, et donc différentes, ils mettent en avant le racisme que beaucoup ne voient même pas en temps normal. C’est là que nous avons le racisme d’état qui fait son office.