La Turquie se fait un syrien

Nouvelle escalade au proche Orient, avec la Turquie qui abat un avion de chasse Syrien. C’est à ce demander si un jour nous pourrons avoir une journée cool sans mauvaises nouvelles de l’international. La Turquie a abattu un avion de chasse syrien ce dimanche. Le Premier ministre turc affirme que l’appareil a violé l’espace aérien de son pays. “S’ils continuent ces violations, notre réponse, notre gifle, sera forte”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d’un rassemblement électoral en vue du scrutin municipal du 30 mars. Le régime syrien de Bachar al-Assad, lui, parle d’une “agression flagrante”. D’après des opposants syriens, l’incident s’est produit près d’un secteur où se déroulent des combats pour le contrôle du poste-frontière de Kassab. L’avion se serait écrasé du côté syrien de la frontière. Selon des médias locaux, l’armée turque a lancé des avertissements à deux avions de chasse syriens qui approchaient de la frontière, et a fait décoller l’un de ses F-16, lorsqu’un des appareils a refusé d’obtempérer. Il s’agit de l’incident le plus grave entre les deux pays depuis septembre 2013, quand des chasseurs turcs avaient abattu un hélicoptère syrien dans la même région. D’aucuns estiment que le Premier ministre turc cherche à détourner l’attention de l’opinion publique des accusations de corruption le mettant en cause. D’après des opposants syriens, l’incident s’est produit à proximité d’un secteur où se déroulent depuis vendredi des combats entre des rebelles syriens et les forces gouvernementales de Bachar Al-Assad pour le contrôle du poste-frontière de Kassab, entre les deux pays. Selon une source de sécurité syrienne, les insurgés ayant attaqué le poste-frontière de Kassab s’étaient infiltrés depuis la Turquie, pays résolument hostile au régime de Damas. L’Observatoire syrien des droits de l’homme, organisation non gouvernementale basée à Londres, rapporte que, selon les premières informations à sa disposition, la défense aérienne turque a ciblé l’avion de combat syrien alors qu’il bombardait des secteurs dans la province de Lattaquié, dans le nord de la Syrie, et que l’avion s’est écrasé du côté syrien de la frontière. Source : avion de chasse.

Qualité des vins de Madère

Pour qui aime le vin, il faut vous rendre au Portugal et surtout à Madère. Les vins Portugais sont en train de devenir réellement excellents. Pour moi, certains commencent à rivaliser avec les Bordeaux, mais avec le fruit en plus. Comme ce Madère de Terrantez. Ce vin fabriqué à la fin du 18ème siècle continue d’affirmer sa puissance et, fait incroyable, quelques bouteilles sont encore en vente aujourd’hui. Il fait remonter la fondation de Barbeito à 151 ans, en tant que propriété initiale de la famille Hinton qui raffinait de la canne à sucre sur l’île. Le vin passa ensuite entre les mains du célèbre négociant et collectionneur de Madère, Oscar Acciaily, puis entre celles de Mário Vasconcellos Barbeito, qui fonda sa propre entreprise de fret en 1946. À l’époque où il le racheta, le vin était stocké dans des dames-jeannes en verre, mais Barbeito décida de revenir aux fûts de bois avant de le mettre en bouteilles dans les années 1970. La valeur du vin est d’autant plus grande qu’il est élaboré à partir de Terrantez, la variété de cépages de Madère la plus prisée de toutes. Dans les années 1920, le Terrantez fut déclaré comme étant presque disparu; il a cependant récemment effectué un retour modeste mais fortuit. La production totale équivaut toujours à quelque 600 kg par an. Le Terrantez est capable de produire des vins éthérés, aromatiques, à la fois doux et astringents, avec un grand potentiel de vieillissement en fût. La qualité du Terrantez 1795 de Barbeito est proportionnelle à son prix. De couleur ambre et bois d’acajou, il exhale de délicats arômes fumés, conserve une grande fraîcheur et dévoile des accents de thé vert et de jasmin mêlés à une note de lapsang. Vif, demi-sec, il se révèle pénétrant, d’une grande richesse et texture, avec une finale aux multiples facettes. Si vous aimez le vin, je vous conseille ce petit site qui donne de bons plans : cours d’œnologie.

Les marches espagnoles de Rome

J’ai découvert Rome récemment, et notamment tout son romantisme. Malheureusement j’y étais en business, pour un séminaire, donc pas de quoi réellement s’abandonner au romantisme du lieu. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié un lieu spécifiquement, ce sont les marches espagnoles. J’ai sans doute d’autant plus apprécié le lieu que pour y arriver, nous avons du résoudre des énigmes façon chasse au trésor ! Durant les années 1700, les palais étaient déjà construits à Rome, mais de nombreux projets publics furent mis en oeuvre, comme pour transformer la ville entière en monument baroque. À l’exception de Venise, le style rococo n’eut pas beaucoup d’impact en Italie, et encore moins à Rome, où il était considéré comme trop éloigné du classicisme, auquel on accordait le plus grand respect. Des traces de rococo apparurent cependant ici et là, pas seulement dans les encadrements de fenêtres des palais du XVIIIC siècle, mais également dans certains monuments, comme la fontaine de Trevi et les Marches espagnoles, construites selon les courbes chères au rococo. Au XVI° siècle, la seule façon d’escalader la pente entre la place d’Espagne, où le Bernin devait construire plus tard une fontaine, et l’église de San Trinità dei Monti, était un sentier mal famé (les Marches espagnoles devaient en faciliter l’accès, mais ne rendirent pas l’endroit plus sûr). Le long délai nécessaire à la réalisation de ce projet fut en grande partie dû ã une querelle territoriale entre le pape et l’ambassade de France. Un compromis vit finalement le jour, et la France offrit les fonds pour la construction des marches – raison pour laquelle elles sont ornées de fleurs de lys -, mais elles furent ensuite nommées «espagnoles ›› à cause de leur proximité avec l’ambassade d’Espagne. Construites de 1725 à 1725, elles sont l’œuvre de Francesco de Sanctis (1695-1740), peu connu par ailleurs. Cet escalier monumental, dont il est si souvent fait mention dans la littérature (le poète Keats mourut dans une chambre qui le surplombait), répondait à l’un des objectifs du rococo en surprenant le visiteur, d’abord par son échelle importante, puis pas les courbes divergentes des marches et des balustrades. C’est un lieu véritablement superbe, et je vous invite à vous rendre à Rome pour les admirer. Sans parler de profiter de l’ambiance et de la cuisine. Je vous laisse le lien vers l’agence séminaire en Rome qui nous a servi d’organisateur et de GO.