Le bon deal de la Ministre du Travail

Légal mais pas idéal. En plein débat sur la moralisation de la vie publique à l’Assemblée nationale et alors que le Sénat se penche sur la future réforme du code du travail dont elle a la charge, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a été pointée du doigt par plusieurs parlementaires pour une opération boursière réalisée avant son entrée au gouvernement. A en croire le quotidien communiste L’Humanité, qui titre ce jeudi 27 juillet “La ministre du Travail touche le pactole sur le dos des emplois”, Muriel Pénicaud aurait réalisé en 2013 une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options. Alors directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, elle aurait profité d’une remontée du cours de bourse de son entreprise consécutive à l’annonce d’un plan social de 900 personnes pour réaliser un bénéfice de 60%. Le 19 février 2013, Danone s’était effectivement administré une cure d’amaigrissement en se séparant de 900 cadres en Europe, dont 236 en France selon les syndicats. A l’époque, cette annonce avait été accueillie par une hausse du titre Danone de 5%. Selon la déclaration d’intérêt de la ministre, mise en ligne par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, Muriel Pénicaud a vu ses revenus annuels doubler entre 2013 et 2014, passant de 1,14 million à 2,388 millions d’euros. Si Muriel Pénicaud était parfaitement dans son droit en levant ses stock-options, la concomitance de cette jolie plus-value et d’un plan social dans un groupe bénéficiaire a été mal accueillie par les parlementaires de gauche, engagés contre la pratique dite des “licenciements boursiers”. L’opération boursière réalisée à une époque où Muriel Pénicaud officiait dans le privé n’a techniquement aucun lien avec les projets de loi en cours d’adoption à l’Assemblée. Cela n’a pas empêché certains députés et sénateurs de pointer du doigt une attitude révélatrice de la philosophie libérale imputée à l’exécutif. “Est-ce donc ça la moralisation de la vie publique?”, s’est indigné dès mercredi soir le député communiste Fabien Roussel.

Advertisements

Les données de 200Mio d’américains

Noms, prénoms, dates de naissance, adresses postales et mail, numéros de téléphone, affiliations politiques et origines ethniques autodéclarées : autant de données personnelles qu’accumulent les (très bavards) fichiers électoraux américains. Et dont les deux grands partis, et les entreprises spécialisées dans le big data ou le pilotage de campagne électorale, font leur miel. Or le 12 juin, Chris Vickery, chercheur pour l’entreprise de cybersécurité Upguard, a découvert qu’une telle base de données concernant 198 millions d’électeurs, soit près de 99% des inscrits, était librement accessible en ligne, sans identifiant ni mot de passe, dans un espace de stockage loué à Amazon… Aux informations issues des fichiers électoraux s’ajoutaient en outre des éléments «prospectifs» issus d’analyses de données : la religion supposée, mais aussi la probabilité d’avoir voté Obama en 2012, ou d’adhérer à la politique «America First» de Donald Trump. Derrière cette brèche, on trouve une entreprise qui vend du pilotage de publicités télévisées ciblées, Deep Root Analytics. Au moins deux autres sociétés spécialisées dans la collecte et l’analyse de données, TargetPoint Consulting et Data Trust, ont également participé à la constitution de ces fichiers, explique Upguard. Or toutes les trois comptent parmi leurs clients le Comité national républicain (RNC), et ont été au cœur de la campagne Trump. Deep Root Analytics a reconnu l’incident auprès du site d’information The Intercept, l’attribuant à un «changement effectué dans les protocoles d’accès aux fichiers» après le 1er juin. Elle indique avoir remédié à la faille le 14, après que Vickery a alerté les autorités fédérales. Le chercheur a par ailleurs constaté que l’espace de stockage hébergeait également 24 autres téraoctets de données, protégées par mot de passe. Comme le note Upguard, les fichiers laissés accessibles en ligne pendant plusieurs jours peuvent aussi bien être revendus qu’utilisés pour de l’usurpation d’identité. Au-delà de la défaillance de sécurité, ils posent aussi la question de l’utilisation des données personnelles à des fins de marketing électoral. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a alerté sur l’usage, de plus en plus répandu, des logiciels de pilotage de campagne, comme NationBuilder. Si le code électoral permet à tout candidat de «prendre communication et copie de la liste électorale» – qui contient noms, adresses, dates et lieux de naissance – à condition de ne pas en faire un usage commercial, la collecte massive et le traitement de données disponibles publiquement sur les réseaux sociaux sont, pour la Cnil, illégaux «en l’absence d’information des personnes».

J’ai conduit une Ferrari

Le week-end dernier, j’ai fait un stage de pilotage à Paris : j’ai pris le volant d’une Ferrari F430 et j’ai pu conduire cette petite merveille dans les meilleures conditions qui soient : sur un circuit de course où j’ai pu la pousser à plein régime. Un pur moment de bonheur. Je dois dire que ça m’a fait beaucoup de bien, de pouvoir conduire dans de telles conditions. J’adore conduire, et ce depuis que j’ai eu mon permis il y a tant d’années. Pourtant, au quotidien, je me rends compte que je ne prends plus tant de plaisir que ça sur la route. Entre la routine du trajet et toutes les limitations de vitesse, la conduite automobile est devenue carrément assommante, par moments. Et c’est d’ailleurs assez démoralisant, quand on y pense. Il n’y a encore pas si longtemps, la conduite sur route était en effet encore un immense plaisir. Je me souviens que quand j’étais gamin, les ceintures de sécurité à l’arrière n’existaient pas, et il y avait de manière générale bien plus de libertés sur la route qu’il n’y en a aujourd’hui. Je sais bien que nous sommes de plus en plus nombreux sur la route, ce qui limite forcément notre liberté de mouvement. Mais nous vivons dans une société de plus en plus protégée. Ça ne m’étonnerait d’ailleurs pas que dans quelques années, l’on nous force à mettre un casque en voiture. Et si cette idée vous fait rire, souvenez-vous bien de ce que je vous ai dit. Le problème de cette protection, c’est qu’elle est contre-productive, le plus souvent. On le voit bien avec les allergies qui ont explosé depuis qu’on javellise notre environnement. Tout excès est nuisible, et ce que les autorités font avec la route en est un parfait exemple. C’est simple : pour vous dire l’effet que me fait cette réglementation à outrance, quand je vois un radar, je me sens soudain punk ! Si vous aussi vous voulez retrouver les sensations de liberté que peut offrir la conduite, voilà le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage à Paris. Nous n’avons qu’une seule vie : profitons-en !

Croissance russe

La Commission européenne a revu à la hausse ses prévisions de croissance du PIB russe en 2017, sur fond de demande intérieure accrue et de renforcement de la monnaie nationale, le rouble. La Commission européenne table désormais sur une croissance de 1,2 % du PIB russe à l’issue de l’année en cours, lit-on dans un document publié sur le site officiel de la Commission. Parmi les facteurs qui favorisent la croissance en Russie, on cite la reprise de la demande intérieure en Russie et des activités économiques en général. Auparavant, la Commission estimait que la Russie afficherait une croissance de 0,8 % au terme de 2017. Le 10 mai, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a maintenu ses prévisions de hausse du PIB russe en 2017 à 1,2 %. Plus tôt dans le mois de mai, des experts de la Commission économique et sociale de l’Onu pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) ont indiqué tabler sur une croissance de l’économie russe de 1,1 % en 2017 et de 1,4 % en 2018. Cependant, la croissance réelle reste exposée à des risques géopolitiques, ont averti les analystes. Le 18 avril dernier, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), avait déclaré que la Russie était parvenue à sortir d’une « situation compliquée » et à renouer avec la croissance. Selon les prévisions du FMI, en 2017, l’économie russe devrait progresser de 1,4 %.

Un parfum

Je suis un adepte du Do it yourself. Dès que j’ai la possibilité de confectionner moi-même au lieu d’acheter tout fait, je tente le coup, même quand je suis une bille dans le domaine. Hier, j’ai fabriqué quelque chose que je n’aurais pas envisagé de faire : constituer un parfum unique au monde. Des ateliers de parfum permettent en effet de repartir avec son propre parfum. J’ai expérimenté cette activité inattendue à Grasse, et je dois dire qu’elle s’est avérée riche d’enseignements. La tache s’est avérée un peu plus compliquée que que prévu. Imaginez donc. Dès mon arrivée, on m’a mis devant un « orgue à parfums » : bureau composé d’étagères, où attendent plus de 120 bouteilles qui recèlent chacune une fragrance. Et il vous faut les sentir toutes pour fabriquer votre parfum ! Eh oui un parfum comprendde 50 à 100 essences, et a trois « notes ». Dans le cadre d’un atelier, bien sûr, on utilise moins d’essences, mais la réalisation d’un parfum reste un sacré casse-tête. Chacune des notes réclame beaucoup de travail’ : chacune d’elles ne doit pas prendre le pas sur les autres. La note de tête, c’est la première impression, celle qu’on identifie dès qu’on vaporise le parfum. Légère et éphémère, elle s’évapore environ 2 heures après l’application. La note de cœur, en second lieu, reste entre 2 à 10 heures. C’est d’une certaine manièreelle qui donne le thème du parfum (fruit, épice, épice…). Elle prépare la note de fond. La note de fond est quant à elle celle qui reste dans l’air après qu’on soit passé, celle qui laisse des traces sur un vêtement. Elle fixe le parfum. Elle peut rester plusieurs joursavoir été appliquée. Pour constituer son parfum, on invente pour commencer la note de fond, puis la note de cœur et enfin la note de tête. Et chaque odeur ajoutée doit être soigneusement notée sur papier pour conserver la trace de la recette. C’était une expérience passionnante à vivre. Même si on n’arrive pas le parfum que j’imaginais, mais je me suis laissé prendre au jeu. Quant à moi, j’attends que ma création soit prêt : il faut compter quelques jours avant de l’utiliser. Davantage d’information sur ce cet atelier de création de parfum.

Grand Cayman attire les touristes

Une nouvelle vitrine communautaire et un programme publicitaire ont été dévoilés par l’Autorité aéroportuaire des îles Caïmans à l’aéroport international Owen Roberts.  Lorsque vous arrivez aux îles Caïmans, les voyageurs pourront voir les nouveaux écrans qui comprennent des images énormes de la célèbre plage de Seven Mile et une photo de Cathy Church du monde sous-marin à couper le souffle à travers des écrans LCD haute définition de 70 pouces Et les écrans de tissu de tension de grand format.  Les écrans sont en démonstration dans les principaux terminaux de passagers et les terminaux d’avions privés et les vacanciers peuvent soit avoir une idée de ce qui les attend dans les îles Caïmans ou les images les laisseront avec un souvenir durable avant de retourner à la maison. Le programme est exploité par Interspace Airport Advertising Grand Cayman Ltd et il aidera les entreprises locales qui cherchent à attirer les touristes en utilisant l’état de l’art des affichages publicitaires.  Le programme a été introduit pour créer un environnement accueillant pour les touristes comme ils arrivent à l’aéroport prêt à profiter de leurs vacances dans les îles Caïman, ainsi que mettre en évidence quelques-unes des attractions locales.  Un événement médiatique a eu lieu dans la salle des douanes de l’aéroport international Owen Roberts le mois dernier pour lancer officiellement le programme et lors de la cérémonie de coupe du ruban, McKeeva Bush, le Premier ministre des Îles Caïmans a félicité les aéroports et l’aéroport Interspace Grand Cayman Ltd sur leur Nouveau partenariat.  Il a dit: «Ce sentiment de place à l’une des portes de nos îles fournit un grand échantillon des offres de notre produit touristique. J’applaudis la décision de la CIAA d’installer cette magnifique murale murale dans la salle des douanes et je félicite également Mme Cathy Church et son équipe pour la photographie exceptionnelle.  Les îles Caïmanes est une nation de la mer des Caraïbes composée de trois îles principales: Grand Cayman, Little Cayman et Cayman Brac. C’est une destination fantastique pour la plongée sous-marine et les activités de plongée et pendant les vacances aux îles Caïmans, les visiteurs peuvent explorer le magnifique environnement marin. Les eaux océaniques abritent l’USS Kittiwake, un ancien navire de la Marine américaine, devenu une attraction de plongée et un récif artificiel après son naufrage l’an dernier.  La Seven Mile Beach est une populaire et bien connue longue forme de croissant en forme sur les rives occidentales de Grand Cayman. Le front de mer possède certains des hôtels les plus luxueux dans les îles Caïmans et les invités peuvent profiter des vues à couper le souffle de l’océan turquoise pétillant comme il goutte les rives de sable blanc.  Il ya beaucoup de choses à voir et à faire tout en profitant de vacances aux îles Caïmans comme explorer les forêts de mangrove ou l’observation des oiseaux dans les parcs naturels; Visiter les charmants villages locaux et leurs résidents amicaux; Et de faire de la plongée sous-marine ou de la plongée en apnée dans les eaux cristallines de couleur turquoise à un éventail de sites de plongée tels que les récifs coralliens colorés et les naufrages.

Le dénigrement du peuple

À la veille du scrutin présidentiel, l’Obs retourne à la rencontre de ces Français qui furent au cœur des enjeux politiques, économiques et sociaux du quinquennat. Cette semaine, les habitants de Tourcoing, où une caissière d’Auchan a fait une fausse couche sur son lieu de travail. « Ils nous en font assez subir comme ça ». « Ils », ces patrons, ces directeurs, ces chefs, sous-chefs, sous-fifres, tous ceux qui « donnent des ordres », qui « sont au-dessus ». « Ils sont de pire en pire, parce qu’ils ont des instructions. Partout, c’est “marche ou crève !”, avec des cadences impossibles à tenir. Ce qui se passe à Auchan, c’est partout pareil ».C’est Hakim, 43 ans, qui parle. Parka noire et béret sur la tête, il finit son café à La Terrasse, le petit bistrot d’à côté. La souffrance au travail, il connaît. Huit années à bosser comme aide-soignant au CHR de Lille, à voir le personnel se réduire jusqu’à se retrouver « seul à gérer deux ailes de 36 malades » et à « finir en burn-out », avant d’être licencié : « Soi-disant que j’avais pas le profil, après huit ans de bons et loyaux services, en CDD ». Ça lui a coûté son couple, son moral, son avenir. Après sept ans au RSA et aux Restos du Cœur, Hakim touche depuis trois ans une pension d’invalidité. Comme ses parents, ouvriers dans le textile, comme « la majorité des Tourquennois, terre de mineurs », il a toujours voté à gauche. « Mais aujourd’hui, le PS nous a abandonnés ». À l’écouter, il ne resterait plus que la gauche caviar, façon Macron, ou la droite catho, façon Fillon. « La loi El Khomri, passée au forcing du 49.3, l’a bien montré : c’est de l’enflure, du dénigrement de la souffrance du peuple », dit-il avec un fort accent chti.